Il était une fois Piet Mondrian

Il était une fois Piet Mondrian

Piet Mondrian est reconnu comme l'un des pionniers de l'abstraction.
Né au Pays-Bas dans une famille modeste: son père est instituteur et pasteur; c'est son oncle qui l'initie à la peinture ; il lui apprend les effets de lumière, les effets linéaires... Arbres et branches à contre jour, son art s'inspire alors de la tradition romantique-nordique (l'école hollandaise).
Des 1900, l'usage de la couleur est un moyen pour Mondrian de se détacher progressivement de la figuration. En 1905, il découvre le travail de Van Gogh lors d'une rétrospective à Amsterdam, il y puise un lyrisme qui le conduira à intensifier la couleur à l'extrême (Moulin dans la clarté du soleil de 1908) : mosaïques de rouges, bleus et jaune ...

En 1909 il s'inscrit à la société théosophique et il retranscrira dans ses tableaux l'idée d'un ordre cosmique du monde au-delà des apparences et du visible. Sa peinture se veut plus spirituelle. Il transcende la lumière, sature la couleur et tend vers une abstraction de plus en plus aboutie. (Paysage de dunes 1910-1911).

En 1911, Mondrian découvre Braque et Picasso à Amsterdam et décide de s'installer à Paris ; il choisit alors la voie du cubisme, sa palette s'adoucit dans des ocres et des gris...
En 1913 et 1914, son cheminement l'amène à un langage pictural bien à lui qui en fait l'un des chefs de file de l'art abstrait aux côtés de Kandinsky, Kupka, Fernand Leger, Picabia, Robert et Sonia Delaunay...


En 1915, il dépasse le cubisme pour évoluer vers une abstraction plus pure, le graphisme est simplifié à son maximum en traits horizontaux et verticaux et le sujet s'efface pour ne laisser transparaître que l'émotion. (Océan-1915).

À partir de 1940, il ne travaillera plus qu'avec les couleurs pures: rouge, jaune et bleu et les non-couleurs : Blanc et noir ; il structure ses oeuvres de manière géométrique : rectangles et carrés délimités de lignes noires, à angles droits en donnant au tout une signification universelle! " dualité dans la vie et l'univers : masculin- féminin, extérieur-intérieur, matériel et spirituel... " Il travaille toujours instinctivement et avec une grande rigueur.
Il nommera lui-même  sa peinture comme neoplastique et il l'a développera pendant plus de vingt ans jusqu'à son séjour à New-York. (Des 1910, Les séries de "Variations" sont toutes numérotées.)

En 1938, il se réfugie à Londres ; en 1940, après les bombardements de Londres il s'embarque pour New-York ; il y trouve une ville qui fait écho à ses tableaux, par son plan et par son rythme. Il y est rapidement intégré grâce à Peggy Guggenheim, il devient l'ami de Max Ernst, il remarque la valeur naissante de Jackson Pollock, il intègre le groupe des American Abstracts Artists...
Passionné de Jazz il peindra plusieurs chefs d'œuvre dont Victory Boogie-Woogie qui restera inachevé à sa mort en 1944.

Actuellement, on retrouve Piet Mondrian dans sa figuration ; exposition inédite au musée Marmottan qui nous dévoile son parcours jusqu'à l'abstraction !

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