Damien Hirst - Amelie, Maison d'art
Damien Hirst

Damien Hirst

Damien Hirst est né en 1965 à Bristol et grandi à Leeds. Il s'installe ensuite à Londres, où il travaille dans le secteur de la construction avant de faire une licence en beaux-arts au Goldsmiths College. En 1988, alors qu'il est encore étudiant, Damien Hirst organise l'exposition de l'école. Cette exposition, nommée « Freeze », lance sa carrière et celle de nombreux jeunes artistes britanniques comme Tracey Emin ou Marc Quinn.

La démarche artistique de Damien Hirst se développe à travers l’utilisation de différents médiums comme l’installation, la sculpture, la peinture et le dessin, dans un but d’exploration d’une relation entre l’art, la vie et la mort. A travers son œuvre, Damien Hirst questionne et provoque les différentes croyances contemporaines en affichant une mortalité brut et franche aux spectateurs.

Cet intérêt morbide pour la mortalité, Hirst le développe depuis son adolescence qu’il passe au département d’anatomie à la Leeds Medical School, où il va se photographier à côté de cadavre, « With Dead Head » (1991).

« Vous pouvez effrayer les gens en les faisant mourir ou en ayant une idée de leur propre mortalité, ou bien en leur donnant de la vigueur. »

En 1990, Damien Hirst rencontre le collectionneur Charles Saatchi, qui va mettre en valeur son travail et lui commande "The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living", un requin plongé dans une vitrine remplie de formol, oeuvre qui va définitivement lancer la carrière de l'artiste, et qui restera une des œuves emblématiques de la culture pop et de l’art moderne des années 90. Il obtiendra le Turner Prize en 1995.

En 1991, Damien Hirst crée sans doute sa plus célèbre série : « Natural History ». Il conserve des créatures dans des cuves en verre et en acier minimalistes remplies de solution de formaldéhyde, avec pour intention de créer un « zoo d'animaux morts ». Il dira "J'aime l'idée de mêler le minimalisme à l'horreur de la chair", ce à quoi Lucian Freud interloqué répondra « Je crois que vous avez commencé par la conclusion, mon cher ».

En 2008 Damien Hirst défie les règles du marché de l'art en vendant plus de deux cents de ses oeuvres directement aux enchères chez Sotheby's sans passer par une galerie pour un montant s’élevant à 140 millions d'euros. Très controversé, on le soupçonne de « s’auto-acheter » des œuvres pour faire monter sa cote et surenchérir le marché.

 En novembre 2008 le Rijksmuseum d'Amsterdam abrite l'oeuvre de Damien Hirst "For the Love of God". Le célèbre crâne est entourée d'une sélection d'œuvres du 17ème siècle, choisies par l’artiste.

Indépendamment de l’ensemble des critiques à son égard, la contribution à l'art britannique au cours des deux dernières décennies est indiscutable comme en témoigne en 2012 une rétrospective majeure de son travail à la Tate Modern. C’est clinquant, nouveau riche, agressif…Et sa relation à l’argent, au marketing, à la provocation, fait mouche (il en utilise souvent dans ses installations d’ailleurs !) auprès de ses détracteurs. Qu’on aime ou que l’on aime pas, son travail et ses méthodes ne sont certainement pas sans intérêt…ça dépend de ce que l’on attend d’une œuvre. Être inspiré ou être choqué et secoué ?

 

 

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