L'énigme de la Préhistoire à Pompidou

L'énigme de la Préhistoire à Pompidou

Après avoir hésité, je me décide à aller voir l’énigmatique exposition du Centre Pompidou: « Préhistoire » Cette exposition retrace l’histoire de la notion de préhistoire à travers les âges, et l’importance même de cette notion dans le processus créatif. 

Le but de cet exposition est de mettre en avant le lien entre la préhistoire et les oeuvres des artistes modernes et contemporains. Un axe jamais abordé de cette manière car souvent considéré comme un art primitif.

Du Mammouth de la Madeleine à Dove Allouche en passant par Louise Bourgeois, le centre Pompidou a su montrer avec brio les liens intrinsèques existant entre l’art des premiers hommes et l’art d’aujourd’hui.  

A droite des tableaux, à gauche, des films et de livres tels Jurassic Park, La Guerre du feu évoquant la diffusion de la préhistoire dans la culture populaire.

Différents thèmes sont a fortiori abordés :  l’épaisseur du temps, la terre sans les hommes, les relations entre humanité et animalité (« Hommes et bêtes »), la question du corps et de la technique (« Gestes et outils »), le fantasme de la caverne et sa réalité archéologique, les différentes visions de la révolution néolithique (« Néolithiques ») ; et enfin, l’inspiration contemporaine, entre jeux apocalyptiques et enjeux écologiques (« Présents préhistoriques »). 

Le parcours est construit en deux frises chronologiques à travers une dizaine de thèmes transversaux : une qui va d’une ère géologique, pré-animale, jusqu’au néolithique, une autre de Cézanne aux frères Chapman.

C’est véritablement un travail fastidieux de spéléologie que les trois commissaires d’expositions ont réalisé. Un pari risqué aussi : un des plus gros scandale d’exposition traitait de ce même thème à New York, où des manifestations avaient eu lieu pour dissuader les gens de s’y rendre. 

 « Il y a eu une exposition au MoMA, à New York, en 1937, puis à l’Institute of Contemporary Arts, à Londres en 1948, où déjà étaient confrontées œuvres modernes et préhistoriques, mais pas seulement : y étaient mêlés des poupées mexicaines et des masques. En art, la préhistoire est surtout identifiée comme un travail sur les origines, pas comme une question temporelle. C’est donc un objet qui n’existe pas dans la modernité, il n’a jamais été étudié avant car il était considéré soit comme un vague primitivisme, soit comme un sujet trop étrange pour les historiens d’art. » explique Maria Stavrinak, une des commissaires d’exposition. 

Avec plus de 500 objets & documents et 300 oeuvres présentées (dont des oeuvres commissionnées), c’est exposition est un must see du mois de mai. Découvrez l'exposition ici.

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