Amelie rencontre Nicolas de Staël - Juillet 2018

L'œuvre de Nicolas de Staël (plus d'un millier de tableaux...) s'étale sur quinze ans de 1940 à 1955... La fureur de peindre ! Il est influencé par Cézanne, Matisse, Van Gogh, Braque, Soutine et les Fauves... Mais aussi par Rembrandt, Vermeer et Seghers. 

 
C'est autour de ses éblouissantes peintures provençales que l'hôtel de Caumont nous invite à flâner ; période intense et bouleversante que le peintre passe entre Lagnes et Menerbes de Juillet 1953 à Juin 1954... C'est aussi la période la plus aboutie et la plus puissante de sa création : Nicolas  de Staël est amoureux... d'une femme ( Jeanne Polge ) et de la Provence, et il peindra en quinze mois deux cent cinquante quatre tableaux. En 1953, il écrit à Pierre Lecuire : " Je peins dix fois trop, comme on écrase du raisin et non comme on boit du vin... " 


De salle en salle, on en a pleins les yeux ! Des ciels du Vaucluse au Rochers du Luberon, aveuglés par la lumière de Marseille et de Martigues... On découvre plus de soixante dix tableaux, ceux-là que l'artiste considère comme ses véritables chefs d'œuvre. Nicolas de Staël est alors conscient d'avoir atteint le sommet de sa maturité dans son art. Est-ce la raison qui le pousse au suicide l'année suivante, à l'âge de quarante et un ans à peine ( 1955 ) ? 



Il travaille sa peinture en épaisse couches superposées ; il passe des empâtements de couleurs au couteau en jouant sur la matière ; il est exigeant, il détruit autant d'œuvres  qu'il en réalise : " Dans sa frénésie de peindre il côtoie sans cesse l'abîme, trouvant des accords que nul autre avant lui n'avait osé tenter. Peinture tendue, nerveuse, toujours sur le fil du rasoir, à l'image de Vincent Van Gogh qu'il rejoint dans le suicide... " 


 
" Le problème de fond consiste, pour moi comme pour vous, à ne pas faire des choses " petits-bourgeois " dont la France est pleine. Mais la façon dont on y arrive, culs-terreux ou pas, m'est indifférente. Couleur pour couleur c'est tout. Échantillon dru. Ne pas regarder les musées, mais les tubes qui sont là. " ( 6mars 1954 ) 

On aime le bonhomme, forte personnalité, passionné et torturé ; sa peinture est unique et inclassable et l'exposition fait " claquer au vent la Provence. "

Autant de lumière et de couleurs dans les tableaux qu'Amelie sélectionne pour nous et pour notre plus grand bonheur, à découvrir dans sur son site ou dans l'art Room à Paris, rue Clauzel. 

Nicolas de Staël en Provence - Hôtel de Caumont - Aix en Provence

Du 27 Avril au 23 Septembre 2018